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Elena lasida

Économiste, chargée de mission à « Justice et Paix », service de l’Église catholique pour les questions de justice internationale, Vice-Doyen à la Recherche au sein de la Faculté des sciences sociales et économiques (FASSE) de l’Institut Catholique de Paris

ensemble2générations, c’est vraiment une initiative qui s’inscrit dans le cadre du développement durable !
Dans le développement durable, il y a trois dimensions – écologique, économique, sociale.
Dans la démarche d’ensemble2générations, au lieu de construire de nouveaux logements, on partage le logement existant : c’est écologique !
C’est aussi économique, car cela permet à des personnes à bas revenus d’accéder au logement et à des services sans échange marchand.
Enfin, il y a une dimension sociale, je dirais même sociétale, car il y a création de relations intergénérationnelles qui contribuent au « vivre ensemble ».

Le jeune peut apporter à la personne âgée son savoir-faire, ses compétences techniques en informatique par exemple, et lui rendre des services très concrets. Mais à travers les deux formules proposées par l’association, on sent bien que ce qui est valorisé, c’est la présence en soi !

La solitude est un des grands problèmes de notre société, elle concerne souvent les personnes âgées, mais peut concerner aussi les jeunes. Ils sont parfois perdus – il y a tellement de choix à faire, les situations familiales sont souvent complexes…

La relation avec la personne âgée peut permettre de trouver des repères. Le jeune et la personne âgée échangeront des regards sur le monde différents et complémentaires. Le jeune a un regard plus orienté vers le futur, il offre au senior une possibilité de ne pas s’enfermer dans le passé, dans la maladie, de partager une vision de l’avenir. Le senior, de son côté, apporte un regard sur le monde qui valorise l’histoire, la tradition. Cette transmission est importante pour un jeune qui construit son avenir.

Face à deux manques, deux besoins, deux situations de crise, ensemble2générations a trouvé une réponse en facilitant la rencontre, en créant du lien.

Il n’y a ni investissement matériel, ni innovation technique. C’est de la créativité humaine à l’état pur, de l’innovation sociétale !

C’est une illustration parfaite du titre de mon livre : Le goût de l’autre – La crise, une chance pour réinventer le lien.

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